Diplomatie

« Je suis un homme de principes, mais pas un homme de positions. » Hassan II

« Il faut combattre le terrorisme comme s’il n’y avait pas de négociations, et négocier comme s’il n’y avait pas de terrorisme. »

Yitzhak Rabin

Entre 1956 et 1968, la diplomatie de l’aliyah est constituée d’une succession de négociations et d’accords sur l’émigration semi-clandestine et officielle et des premières et importantes coopérations en matière sécuritaire et militaire entre les deux pays.

La négociation et l’organisation de ces départs à partir de 1956-57 donneront lieu aux premiers contacts maroco-israéliens indirects et directs et contribueront à l’établissement de canaux de communication politique et diplomatique (…).

Marocains et Israéliens arrivant à s’entendre sur le dossier de l’émigration primordial pour l’État hébreu, le développement de relations politiques et sécuritaires étroites entre Rabat et le nouvel État juif n’allait pas tarder à suivre au lendemain de l’accord de 1961. L’aliyah organisée à partir du Maroc constituait une importante opération de logistique et de déploiement de dispositions sécuritaires qui se déroulait comme prévu.

Rapidement, la coopération sécuritaire entre Rabat et Tel Aviv prendra une ampleur inédite. Marocains et Israéliens allaient vite étendre leurs domaines de coopération : guerre des Sables, formation des services de sécurité et renseignement (…).

La diplomatie marocaine de la médiation se déploie véritablement au lendemain de la guerre d’octobre 1973 lorsqu’à nouveau l’impasse est constatée au niveau du conflit israélo-arabe et qu’Israéliens et Égyptiens, avec l’appui américain s’accordent sur la tenue de premiers contacts au Maroc. Ces premiers contacts connus à partir de 1976, marquent l’engagement de Hassan II ainsi que la diplomatie marocaine dans le processus de paix israélo-arabe et se prolongeront des décennies durant (…).