Culture

La ville d’Essaouira située sur la côte atlantique marocaine au sud de Casablanca a compté jusqu’à 37 synagogues, la plupart encore en activité à la veille du XXe siècle. Cela n’a rien d’étonnant sachant qu’Essaouira est une ville marocaine dont la majorité de sa population a été de confession juive.

Quelques décennies plus tard, en 2022, et suite au rétablissement fin 2020 des relations diplomatiques, économiques et culturelles entre le Maroc et Israël, on peut apercevoir dans une rue d’Essaouira, une pharmacie affichant une signalétique en arabe et en français, ce qui est courant, mais également en hébreu, ce qui l’est beaucoup moins.

Ces seuls faits illustrent la spécificité du judaïsme marocain et sa riche complexité. Ils révèlent aussi les spécificités culturelles, politiques et religieuses du Maroc. Ils ne sont pas les seuls comme nous le constaterons au fil des prochaines pages.(…)

Not surprisingly, since early 2020, Essaouira has been home to Bayt Dakira, a house of Moroccan Jewish memory in the heart of the city’s medina. The building houses a small synagogue, a space for the presentation of Haïm Zafrani’s work, an exhibition space on the history of Moroccan Judaism, a residence for researchers and a research center on Hebrew law. The complex will be built within the walls of the Attias family’s former home and synagogue. Sidney Corcos, an Israeli academic and descendant of an old Attias family, is the scientific advisor, while Jonathan Amar oversaw the refurbishment and decoration.

The synagogue borrows some of its original features from a Sephardic synagogue in London. Under Mohamed Ben Abdallah, Essaouira was the main port for Moroccan international trade, and many Jewish Moroccans were toujjar al sultan, the sultan’s merchants (…).